Dmitry « sh1ro » Sokolov, jeune talent russe de Gambit Esports, a exposé son talent au plus haut niveau pendant les IEM Katowice. (DreamHack)

Un peu moins de quatre ans après sa victoire en Major, le club russe Gambit a remporté les IEM Katowice sur Counter-Strike ce dimanche. Un retour en force pour cette organisation mais aussi les équipes d’Europe de l’Est dans leur ensemble, particulièrement performantes.

Les IEM Katowice – un tournoi à un million de dollars de dotation, l’un des principaux rendez-vous du calendrier sur Counter-Strike mais disputé en ligne cette année – se sont achevés dimanche soir par une surprise : le succès d’un club russe, Gambit Esports. Une organisation importante d’Europe de l’Est qui n’avait plus évolué à ce niveau depuis 2017 et sa victoire (une sensation, déjà) au Major de Cracovie.

En finale, Gambit a battu Virtus.pro (14-16, 16-6, 16-4, 16-12), un autre revenant venu de Russie, symbole du retour en force des clubs de la zone CIS (Communauté des États indépendants en français, composée de plusieurs pays de l’ex-URSS) : en play-offs, sur six équipes, quatre en étaient issues (Gambit, Virtus.pro, mais aussi Team Spirit et surtout Na’Vi, n°2 mondial et plus attendu). Elles ont profité des faux pas des Français de Vitality (n°3), éliminés dès les groupes, ou des Danois d’Astralis (n°1), surpassés par Virtus.pro au premier tour de la phase finale.

Cette performance, Gambit, partenaire depuis quelques semaines de l’AS Monaco sur Dota 2 et Fortnite, la doit en partie à l’éclosion à ce niveau d’un talent brut : le jeune russe (19 ans) Dmitry « sh1ro » Sokolov, élu MVP du tournoi. Très observé depuis plusieurs mois, ce dernier a confirmé tout son potentiel en se montrant décisif en toute situation.

L’armada de la zone CIS devra confirmer son retour au premier plan à partir de début mars lors du prochain gros rendez-vous du calendrier : la treizième édition de l’ESL Pro League (08/03 – 11/04). L’occasion pour les déceptions de Katowice – Astralis, Na’Vi, Vitality, qui récupérait son capitaine Dan « apEX » Madesclaire, mais aussi G2 et son duo de joueurs français, en difficulté en ce moment – de se rattraper ou de rassurer après ce tournoi manqué.